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 le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER

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Ravachol
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MessageSujet: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Jeu 3 Aoû - 18:43

Monster 1, "Jean Jas, envoyé spécial Saxe Révolutionnaire" jour 1


Comme tous les habitants de cette charmante bourgade de DDR qu'est Leipzig, Jean Jasmin se lève à l'aube pour profiter d'une belle journée à oeuvrer à la gloire du paradis socialiste. Et ce bonheur nécessite de se lever tôt, à l'heure ou le soleil levant éclaire la campagne industrieuse, à l'heure où la brique s'enflamme et que le coq chante gaiement.

Bref, Jean Jasmin émerge difficilement de sa cuite de la veille aux alentours de 12h40, dans une banlieue sordide avec des colocs déjà bourrés et beuglant des chansons en saxon.

Tout en maudissant ce journal débile qui l'a envoyé comme correspondant pour vérifier si Samy a raison quand il dit que l'allemagne de l'est, c'est les soviets plus la Curry Wurst, il boit son premier litre de bière, avec du café, c'est le matin, faut pas déconner.

Après un exposé sur l'apport de la pensée d'Erich Honecker à la "dialectique du maître et de l'esclave dans ta face", il décide de joindre ses employeurs afin de demander une revalorisation de ses conditions.

(bruit de téléphone, sonnerie infecte toussa)
-Groumph.
-Ouais, Nikita, c'est Jean Jas !
-Groumph.
-Ouais moi aussi ça va ! Dis, j'aurais eu une question, vous comptez vraiment me laisser un an là bas ? Parce que c'est pas que je me fais chier, mais ça fait 1 mois que je mange liquide et je veux revoir des seins de fille, des vrais.
-groumph, moisi...
-Ouais, nan t'es lourd, je demande pas grand chose, juste d'aller faire un reportage dans un ville plus sympa !
-Groumph.
-Nan Karl-Marx-Stadt, c'est pas mieux, arrête de déconner.
-Groumph.
-Non, j'irais pas non plus à Rostock.
-Grr...
-Ouais bin soit vous m'envoyer Laureline, soit moi je me casse de votre journal !

(clac, Nikitar etourne massacrer des caniches)

Pour se venger, Jean Jasmin va flooder sur le forum. Mais il découvre que Mélissa, qui vient de se plaindre pour la 37ème fois de la journée a déjà pourri tous les sujets. Ivre de rage, il hésite entre prendre sa carte à la Fraction LO ou se murger la gueule. Mais bon, en DDR, on trouyve plus de bière que de communistes, donc le choix est vite fait.

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Dernière édition par le Lun 7 Aoû - 12:30, édité 3 fois
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Steph
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Ven 4 Aoû - 0:16

Monster 2 : "ouvre moi la porte, toi qui à le CLE" Soir 1



En revenant de la fac, Yann est dépité. Lui et son groupe apolitique de droite pour la défense des libertés étudiantes, intelligemment appelé CLE (Comité des Libertés Etudiantes), ont été mis en minorité par la horde sale et barbare des communistes et gauchistes. « Ah !! Funeste sort que celui de notre campus ! »
Il rentre dans son pauvre home de 125 m² en pensant à la difficile condition des étudiants de droits qui n’auront pas leur cours. « Quelle tragédie » se dit-il en lui-même. Il sait qu’il doit agir pour le bien de l’ensemble de ses congénères, contre leur gré s’il le faut, car la démocratie en dépend (sauf qu’il a oublié ce que ce terme signifie exactement, ses révisions de droit le perturbent en ce moment).
Il mail tous ses amis (2), puis va s’énerver sur le forum de l’université à cause de cette prise d’otage. Il lâche une larme sur son clavier d’i Mac. Puis, envoie un mail général aux étudiants confinés chez eux (de peur que des anarchistes leur mange la tête sans doute) pour les encourager à venir et à faire jouer leur droit le plus légitime. Aller en cours.
Puis il rappelle ses collègues du CLE… qui font une réunion sur la liberté d’étudier et les valeurs chrétiennes de la réussite aux partiels (deuxième réunion sur le thème : liberté d’étudier, l’Etat et moi, nouveau livre de Nico). Rendez-vous est pris pour le lendemain sur le campus pour s’organiser et faire entendre la voix de la raison.
Mais pour cela, il doit d’abord trouver une personne capable de les faire entrer et sortir sans dommage de cette cage aux fauves. Il a récupéré le numéro de Juliet, se dit qu’elle a l’air gentille pour une gauchiste, sûrement compréhensive.
« -Allo, Juliet, c’est Yann du CLE.
-Ouais, qu’est-ce tu me veux ?
-Pourrait-tu nous faire entrer à la fac et nous trouver un lieu de réunion ?
-A la fac ? Pas de problème. Par contre t’achètes mon stock de petits bulletins et les 40 exemplaires du Cri du Fennec que j’ai pas écoulés. Je t’en propose 100 euros. Avec tes potes, vous devriez arriver à trouver de quoi.
-D’accord.
-Et aussi, munissez-vous de casques de mobylette, c’est un peu tendu en ce moment. C’est juste par prudence…
-mon dieu d’accord. A demain devant l’amphi Minerve.
-T’as pas plus près. A l’arrêt du tram Parilly-Université.
-C’est pas un piège, c’est sûr ?
-Venez tôt, vers 13 heures, ils ne seront pas encore levés. Et les réveillez pas, ils sont de mauvais poil le matin. Moi, je suis matinale.
-Aaaaa demain alors.
-Pas de problème. »
Yann raccroche encore terrifié par ce coup de fil. « Vile plèbe, tu es encore plus violente que je ne le pensais !! ». Il reprend ses forces en sirotant un bourbon…
De l’autre coté du fil, Juliet se marre. Elle raconte ça à Ravachol qui s'écroule de rire. Stef aussi en rigole, mais il était déjà écroulé.Serge grogne et retourne fracasser des Yorkshires.

La journée de Yann sera dure, mais il se battra comme un lion.

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"On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place de Clichy? Qui aurait pu prévoir avant d'entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes?" L.F. Céline, Voyage au bout de la nuit.
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Captain K
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Ven 4 Aoû - 1:04

Monster 3 : "Le petit lever" jour 2


Le soleil se levait sur les barricades. Alors que ses premiers rayons venaient réchauffer les tables entrechoquées, une ombre s'éveilla doucement. "Encore une grande journée se prépare." Et la noblesse de ses intentions n'avaient d'égale que son fier regard sur le dur monde impérialiste assiégeant ce campus désormais combattant.
Se dressant sur ses jambes robustes et puissantes, il étendit l'ensemble de son corps dans la lueur. Il poussa alors un cri guttural, signant ainsi d'une virile et éternelle façon le retour de l'Astre du Jour.

Ce qui eut pour effet de provoquer grognement divers de quelques êtres encore embrûmés d'une nuit, euh, disons, difficile. "Tu nous fait chier putain le CLE est pas près d'arriver et les poulets on les repère au crissement des pneus!"

Mais que pouvaient-ils comprendre au combat qu'il menait? Le Grand Capital étendait ses tentacules néfastes sur le Monde de ceux-qui-marchent-debout! Il fallait une fière organisation, un élan formidable, et un Homme pour les guider! Le FilsdeCrao! Enfant des Âges Farouches, imperturbable pourfendeur de vils Gauchistes Décomposés, Seigneur des Chat-biteurs de militants de l'UNI, Combattant Invincible des adeptes de le Trotsky, Faucheur des plaines d'Oblivion, Grand Maître du dégommage de sales corpos de merde!

Alors qu'il s'apprétait à partir à l'assaut de ce nouveau jour, il s'immobilisa majestueusement, et regarda le lointain. Sa pensée s'égara en direction du nord glacial. Un oeil exercé aurait peut-être pu apercevoir un léger frisson le long de ce corps semblant fait de roc, mais la rigueur du devoir empêchait toute défaillance de la part de notre Guerrier.

Pour parfaire son réveil, il étira les muscles de son corps, leva les bras au ciel, comme pour toucher l'azur s'éclairant doucement, referma doucement ses paupières sur ses pupilles de feu.

Et il lâcha un bon gros pet. Bah oui, la bière ça fait péter, et avec ce qu'il s'était enquillé la veille en cachette de ses responsable, s'amusant avec quelqes socio-traîtres de l'Internationale décompositioniste, il avait pas mal de gaz à évacuer.

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Jean-Jasmin
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Ven 4 Aoû - 15:34

Monster 4 : "Psychologue et forces de l'ordre" jour 7


L'inspecteur: Nom, prénom, qualité?
Riet: Riet Riet, Je tiens bien la bière.
L'inspecteur: par qualité je veux dire occupation, travail, ce que vous faites dans la vie...
Riet: Ah! étudiante en psychologie, en stage jusqu'à peu à la maison psychiatrique du Vinatier.
L'inspecteur: Ca, on a vu. C'est justement pour cela que vous êtes ici.
Riet (ouf! Ils ne savent toujours pas que c'est moi qui ai taggé "front de libération des hérissons togolais du Languedoc" sur les murs de la Poste pense-t-elle): Ah? Pour mon stage?
L'inspecteur: Disons ca comme ca.
(entrée de l'adjoint Dumand. Il n'a pas encore remarqué qu'un interrogatoire est en cours. Ce qui se comprend, il est lui aussi stagiaire. Il a donc une matraque blanche, signe du stagiaire en colère)
L'inspecteur: Allons droit au fait. Etes-vous responsable de l'opération "atelier tartelettes aux groseilles"?
(entendant le mot groseilles, l'adjoint-stagiaire a les babilles qui se mettent à saliver. C'est alors qu'il apercoit l'interrogée, ce qui le fait de plus saliver)
Riet: Oui mais ne vous inquiétez pas, aucun danger, ce sont des groseilles bio à 130€ le kilo. Très bonnes. Et elles font du bon tord-boyaux, paraît-il.
L'inspecteur: Si vous saviez ce que j'en ai à taper de vos groseilles, mademoiselle. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir pourquoi 144 de vos patients se sont retrouvés impliqués dans les évènements qui secouent actuellement l'université Lyon2.
(Une étudiante? pense l'adjoint Dumand. Elle doit être intelligente alors. Il aimerait déjà que l'interrogatoire soit fini pour pouvoir lui parler et l'inviter au McDo)
Riet: On a bien remarqué, au bout d'un moment, qu'on ne pourrait jamais manger toutes ces tartelettes tous seuls. En plus je n'aime pas les groseilles. Alors, comme je devais aller au secrétariat chercher un papier, je les ai emmenés avec moi. Ils sortent si peu souvent les pauvres.
L'inspecteur: Mais c'est normal non dans un hopital psychiatrique?
Riet: C'est ce qu'ils m'ont dit aussi, mais vous savez bien, les fous, c'est comme les vieux, faut pas écouter ce qu'ils disent...
L'inspecteur: Et les bannières "libérez les fous!"? Comment expliquez-vous cela?
Riet: Les bannières? Elles sont là depuis longtemps, on les utilise comme hamac. C'est bien pratique d'ailleurs.
(L'adjoint est séduit par tant de répartie et de classe. Il se voit déjà gambadant main dans la main avec elle, à Trévoux ou à Villefranche sur Saône, soyons fous, à écumer toutes les amicales boulistes de l'Ain en chantant les plus grands tubes de Michelle Torr)
L'inspecteur: Bon mademoiselle Riet, il va arrêter de me prendre pour un lapin de 6 semaines et me raconter la vérité!

(Riet? Riet? C'est son prénom? Pense Dumand. Riet Dumand? Ca serait vraiment trop con. Adieu McDo, Trévoux, boules et Michelle Torr dans la 205 cabrio du commissaire. Par désespoir et aussi par ennui, Dumand ne se contrôle plus. En moins de temps qu'il ne faut pour dire "Chef!", la matraque blanche s'abat violemment sur le crâne de Riet.)




Epilogue: Dumand n'aura que 14,6 à sa note de stage, mais son coeur souffre et c'est aussi important pour un agent de la paix d'avoir un coeur et des émotions.
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Steph
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Ven 4 Aoû - 20:22

Monster 5 : "Filsdecrao dans une scène tramatique..." jour 5


Putain, je suis stone...
Ils sont balèzes leurs cachetons ici...
J'habite où déjà???
Et pourquoi je suis là,au fait???
Mal à la tête... pffffffffffffffffff. Il faut que je retourne sur le campus c'est ça.
Ben vlà le tram, ah non, c'est un vélo qui passe dessus. J'ai la vision troublée...
C'est drôle, je sais plus pourquoi je suis venu là...
Bon, la révolution n'attend que moi, c'est pas Marlène qui... bouhbouhbouhbouhbouh.

"-Faut pas pleurer jeune homme, elle reviendra votre petite. Sinon, vous en trouverez une autre. C'est une peine de coeur c'est ça?"

Rien du tout une peine de coeur vieux con. C'est cette idée, cette vision horrible que je viens d'avoir. Et puis toi, tu peux pas comprendre, t'as pas connu les horreurs de la guerre. Seuls les vétérans peuvent me comprendre. Ils ont vu la mort en face. Il parait qu'elle ressemble à Mar... Bouhouhouhouhouh.
Sèche tes larmes fiers combattant de la marche en avant de la justice sociale.
Le tram, enfin. "TUTUTUTU"
Lyon2, ton sauveur arrive. J'en profiterais aussi pour donner mon article à Capitaine K, si les tueurs de l'UNEF ne l'ont pas attrapé. Sinon, ce sera à Stef ou à Nikita (c'est pas lui que je viens de voir en train de poursuivre un bichon avec une hache???). Le Cri du Fennec, ils ne lâcheront rien de toute façon.

"Grange Blanche correspondance ligne D, direction Gare de Vénissieux ou gare de Vaise"

Et merde!!! Putain de médocs. Je me suis trompé de sens. Je suis vraiment à coté de mes pompes. Bon, ben, c'est reparti pour un tour. Quoi, 20 minutes d'attente. Mon dieu... Faut le prendre avec calme. Faut le prendre en se marr... en se Marl... Bouhouhouhouhouh...

Le voilà ce foutu tram. "TUTUTUTU"
Le soleil ne se lèvera pas à Lyon2 sans moi... "Boutasse-Camille Rousset"
"CRRRR... Votre attention s'il vous plait...CRRRR...En raison des incidents grâves sur le campus de l'université Lyon2 Porte des Alpes...CRRRR... Terminus du tramway à Boutasse Camille-Rousset... CRRRR... Acceptez nos sincères excuses...CRRRR..."

AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH. Les alliés objectifs de la réaction ne veulent
pas que j'arrivent à mon lieu de gloire. Qu'ils meurent, j'irai!
Par contre j'aime pas marcher. Cette journée part mal.

Nous apprendrons que Filsdecrao est arrivé en rampant à l'université, en pleurs sans que personne ne sache pourquoi (la seule piste que nous ayons était qu'il était passé par le Auchan porte des alpes pour s'acheter des petits écoliers, et qu'il est arrivé avec des tracts de LO et de la LCR), près de 6 heures après son départ de Vinatier. Le mystère reste entier. Nous sommes rassurés, il va mieux, vu qu'il nous raconte des blagues débiles, d'ailleurs, c'est nous qui allons péter les plombs. (informations tirées du rapport de Stef sur les forces en présences, lors de la réunion des coordinateurs des barricades, 2h00 pm, avec Capitaine K, Ravachol, Nestor et Alex-qui faisait la sieste-)

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Vikingette
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Sam 5 Aoû - 13:21

Monster 6 : "Le grand soir, brought to you by Tuborg" jour indéfini, 1ere semaine

Pendant ce temps là à Copenhague, Vikingette, en semestre érasmus, suit les nouvelles du front en se désespérant de rater ca. Merde, pour une fois que le grand soir est arrivé, on va pas le laisser passer comme ca ! Elle décide d'organiser une action "en soutien à nos camarades francais". Malheureusement, le terme de camarades fait fuir tous les étudiants normaux, et elle se retrouve à la tête d'une troupe d'une trentaine de gauchistes par la bière alléchés (oui, elle a bien senti que la solidarité avec la France et son sourire ne feraient pas tout, donc elle est passée chez Netto prendre une pallette de Tuborg).

Or, on a beau dire, même dans un petit pays, 30 gauchistes et leurs vélos, c'est pas suffisant pour aller manifester devant le Parlement. Inspirée par l'illustre exemple lyonnais, ils partent donc occuper la fac, essayant d'abord celle de droit (c'est la plus proche et le bar est bien fourni), mais ils se font virer par les gardiens, incorruptibles même par la Tuborg. Fandens også, se dit Vikingette, j'aurais du prévoir quelques bouteilles d'aquavit. Ils se rabattent donc sur la fac de socio, bastion des gauchistes dans tous les pays. Ils bloquent l'entrée avec une poubelle et des chaises et accrochent une banderole avec leurs revendiquations, mais personne ne parvenant à se mettre d'accord, ils n'écrivent que "Sociologie occupée" et "Bevar Christiania" ("garder Christiania"), car tout le monde était d'accord pour défendre le plus vieux squat hippie d'Europe (le fait qu'il soit devenu le plus grand marché libre de hash n'était pas pour rien dans le concensus).

Exaltée par le succès, Vikingette commence à prévoir les préparatifs pour la nuit, quand tous les danois se levent comme un seul homme. "Hvad ?" demande-t'elle. "Ben, il est 5 heures, l'occupation est finie, non ?" "Mais non, vous êtes fous, on va se faire reprendre la fac ! Faut dormir ici, faire des barricades de chaises, montrer qu'on est sérieux, quoi !" "Ouh là, on se calme ! Si on revient demain matin, ca suffira bien à montrer qu'on est sérieux". Ils l'emmenent à Nyhavn pour lui expliquer la vie danoise.

Après avoir fini la 4eme bouteille de Ga-jol (sorte de vodka à la réglisse), Vikingette commence à mieux comprendre le danois. Quand même, se dit-elle, c'est dommage qu'ils n'aient pas de syndicat étudiant. Elle se met donc en tëte de monter une banche locale de l'Unef, et commence à leur explique l'allocation autonomie. Les Danois s'esclaffent, et lui expliquent qu'ils ont tous droit au SU, soit 4000 kr par mois, et que donc ses idées c'était bien joli mais ca existait déja depuis longtemps.
"Merde, font chier, on peut pas faire la révolution par ici, ils ont déjà tout !" se désespère-t'elle. Elle tente de noyer son chagrin dans la Carlsberg, mais il est déja minuit, tous les bars sont fermés. Quelques Danois l'entrainent à Christiania.

"Gné ? Hvad ?" La pluie la réveille, il fait encore nuit, elle découvre qu'elle s'est endormie sur un banc à Christiania. Quelques danois sont encore éveillés et fument autour d'un feu de camp. Complètement euphorique, elle leur raconte qu'elle vient de rêver que Ségolène Royal a été remplacée par Helle Thorning-Schmidt et qu'elle a gagné les présidentielles. Elle tente de leur expliquer à quel point la porte-parole des Social-démocrates est 'hachement mieux que Ségo, mais les gauchistes ont du mal à comprendre. Il faut dire que pour eux tout ce qui est à droite de l'Enhedslisten est méprisable et allié objectif de Bush. Ils finnissent par se mettre d'accord sur le fait qu'il faudrait l'envoyer en France remplacer Ségo. Ils partent tendre une embuscade devant le Parlement et parviennent à enlever Helle Thorning Schmidt en la faisant tomber de vélo. Persuadée d'avoir enfin mis la main sur la solution à tous les problèmes francais, Vikingette saute dans le premier avion pour Paris, avec Helle cachée dans ses bagages.
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Filsdecrao
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Dim 6 Aoû - 17:46

Monster 7 : "Les méfaits de la patate fermentée" jour - 365

Une pluie froide et persistante tombait ce jour là sur la rue de la République. Captain K sortait du BD fugue café. Il s'était dit qu'une ou deux BD l'aideraient à oublier le cafard qui le rongeait depuis maintenant trois jours. Mais rien n'y faisait. Cette saleté de spleen s'accrochait, plus tenace qu'un morpion. Décidément, c'était une journée de merde.
Il rentra chez lui en ruminant ses sombres pensées. Comment s'en était-il retrouvé là? Il avait encore du mal à réaliser. Il se servit un verre de vodka. Comme au pays. Cà l'aiderait surement à passer le temps. Pas mauvaise cette vodka. Il se reservit un verre.
Une semaine auparavant, sa vie avait un but. Une semaine auparavant, il combattait les forces réactionnaires qui voulaient se répandre sur les universités, il affrontait les hordes de corpos faluchés. Une semaine auparavant, il était militant à l'Unef. Mais aujourd'hui, il était tout seul. Son nom devait déjà avoir disparu des papiers et les photos devaient être à la retouche. Cà faisait déjà un moment que çà couvait. Mais certaines choses étaient impardonnables. Il aurait du s'y préparer, mais...
Cette bouteille descendait vraiment trop vite. Alors qu'il se relevait pour en chercher une autre, il aperçut une lueur étrange au bout de la pièce. Il resta un moment à l'observer. Elle grandissait, se transformait. Peu à peu, apparu la silouette d'un homme de haute taille. Il arborait une abondante chevelure et une superbe barbe blanche. Saisit par l'apparition, Captain K tomba à genoux.
-Seigneur !
-relève-toi ! Déclara l'homme d'une voix caverneuse.
Captain K hésita un instant puis se leva. Il poussa même l'audace jusqu'à regarder son étrange visiteur dans les yeux. Ce qu'il y vit le bouleversa. Il y avait dans ce regard tous les combats livrés par les opprimés à travers le monde. Un espoir infini. Captain K était saisi jusqu'au plus profond de son être.
-Captain K, repris le visiteur, tu es l'élu. Je t'ai choisi pour accomplir ma volonté et ramener au monde ses valeurs fondamentales.
-M...moi Seigneur? Bredouilla Captain K.
L'apparition sourit d'un air bienveillant.
-Tu peux m'appeller Karl. Mais assez de ronds de jambes. Il est temps de te parler de ta mission. Tu n'aurais pas une petite bière?
Tremblant d'appréhension et d'excitation, CaptainK parti dans la cuisine et revient avec une Kro. Son visieur l'ouvrit et poursuivit.
-Bof, elle est meilleurs chez moi. mais là n'est pas le sujet. Je t'ai choisi pour mener à bien une mission de la plus haute importance. Tu devras créer un journal.
-Un journal, oui mais...
-Je sais, il y a l'Huma mais franchement. Les cocos, c'est plus ce que c'était. Et puis Libé aussi. Ah, laisse moi rire. Tu as vu comment il a fini July. Non, toi, tu dois créer un journal sans te faire racheter par Rotschild. Là, çà devient compliqué.
-Je...
-Oh tu sais, Charlie Hebdo, j'ai arrêté de lire quand Gébé est mort. Et çà avait déjà baissé. Non, à part Maurice et Patapon, je lis plus Charlie. En plus, quand tu lis les éditos de Val sur la constitution européenne... Non, faut pas déconner.
-C'est que...
-Ah, laisse moi parler. est-ce que je t'interromp moi? Non, alors... Bon, où en étais-je. Ah oui, le journal. C'est super important. J'aime bien Fluide. faudrait un truc avec des dessins tout çà. Mais un peu plus... politique. Enfin bon, je te laisse voir. mais il me faut un journal. Et magne toi. Il y a du boulot.

Sur ces mots, l'apparition disparu, laissant Captain K hagard, flageolant, contemplant la bière que Karl avait renversé sur son ordinateur qui produisait des étincelles de mauvais augur. Il se leva. Retourna à la cuisine et se servit un grand verre de vodka qu'il engloutit immédiatement. Les jambes en coton, il retourna voir son ordinateur agoniser. Avant de fermer les yeux, il eu le temps d'apercevoir sur l'écran une image d'animal. Un fennec hurlant à la lune.
Il s'effondra à même le sol, terrassé par son sournois breuvage.
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Steph
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Lun 7 Aoû - 0:12

Nos agents ont interceptés ces courriers à la fin du mouvement. Nos doutes étaient fondés. Une brebis galeuse tenait le megaphone du mouvement. Nous hésitons à l'heure actuelle entre publier cette correspondance odieuse et faire chanter l'autorité suprême de notre université. Mais bon, on trouve ça plus marrant de tout dévoiler...

Monster 8 : "La liaison dangereuse, celle du X avec le PC" jour

Mon Cloclo,

Ah, j'ai bien cru qu'ils allaient te faire du mal ces pouilleux. Même mes camarades me débectent quand ils ont cette attitude envers toi. Je suis heureux que tu ais pu partir sans que ces affreux s'en prennent à ta dignité.
Tous ces événements me font perdre la raison. Pourquoi toi? Pourquoi nous? Je ne sais plus. Nous connaitre dans cette tourmente me fait m'interroger sur la lutte des classes. Peut-être devrais-je lire du Karl Marx pour comprendre enfin ce que cela veut dire d'ailleurs. Serait-ce du catch dans la boue?
A l'AG, je t'ai remarqué tout de suite avec ta belle cravate bleue ciel. Je sais que c'est un cadeau de ta femme. Se doute-t'elle de quelque chose? Mes camarades commencent à s'inquiéter sur mon comportement.
Tu me manques. Réponds moi. Je n'arrive plus à dormir...

Sam
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mon jeune et tendre révolté,

Je te remercie encore pour cet acte de bravoure face à cette horde anarchiste. Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit en repensant à ce comportement si héroïque et plein d'autorité dont tu as fait preuve.
Tes boucles de cheveux m'obsèdent. J'ai ressorti mes vieilles photos de l'AGEL et mon buste de Lénine. Je les ai mis en vitrine dans mon bureau. Cela me rappelle à toi.
J'ai aussi acheter un mégaphone pour le jour ou nous pourrons nous retrouver. Promets moi que tu en joueras après l'amour, juste pour moi.
Je n'arrive pas à toucher ma femme, mais cela ne l'intrigue pas. Cela fait longtemps que nous ne dormons plus ensemble. Elle s'inquiète car je réécoute du Jean Ferrat et je relis du Aragon.
Mais elle n'est rien.
J'ai pensé à quelque chose qui vas te plaire: je vais installer le bureau de l'élu FSE à coté du mien avec une porte mitoyenne. Qu'en dis-tu? L'UNEF me demandera des comptes mais si ils m'embêtent, je transferts leur local dans un placard à balais à Sergent Blandan.
A bientôt mon petit père des peuples,

Clo
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Président de mon coeur,

Quelle bonne idée que ce bureau voisin du tien. Je tiens encore mon syndicat comme Staline en 36. Je suis leur élu, leur leader, et ils n'ont rien à dire.
Pendant que tu y es, est-ce qu'en plus d'austraciser l'UNEF, tu ne pourrais pas interdire le Cri du Fennec. Ils se doutent de quelque chose. Si jamais cela sort au grand jour, nous ne pourrions plus nous voir.
Je doute de mon communisme et de mon coté révolutionnaire en ce moment. J'ai lu pour la première fois du Marx. J'ai rien compris. Est-ce qu'être communiste nécessite d'avoir des connaissances en économie? Est-ce que cela a un lien avec communication ou commémoration?
Tu me manques de plus en plus. Pourrais tu m'envoyer des L2, je les ai tous usés. Sinon, ce sont ces deux harpies qui me les ont volés pour les vendre aux premières années ou aux lycéens.
Cette occupation est longue et les nuits sont froides loin de toi. J'ai l'impression d'être Juliette et Romeo.
Je t'embrasse tendrement sur ce papier pour que mon odeur te parvienne.

Sam
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mon Che en sucre,

Voici trois L2 que j'ai pu récupérer (c'est vrai qu'il est difficile d'en trouver). Je les ai acheté discrètement à une petite brune. Fais-en bon usage.
Arrête de penser au communisme, cela te trouble. C'est une idée un peu vieille comme moi. J'arrête de me dénigrer, tu vas encore me gronder sinon.
Ma femme m'a fait une crise car elle m'a vu me caresser avec une photo du défilé de l'Armée Rouge à Moscou. Elle commence à avoir des soupçons, mais plus sur mon état mental qu'une possible liaison.
Je t'envoie aussi ma cravate bleue, celle que tu aimes tant. En espérant qu'elle réchauffe tes froides nuits sans sommeil.
En ce qui concerne le Cri du Fennec, ces fouille-merde, je ne peux les faire interdire. J'ai vu leur rédacteur en chef et le directeur de publication ainsi qu'un troisième laron. Ce dernier m'a inquiété. Il est parti en courant et en hurlant moisi avec un extincteur quand ma secrétaire est passée avec son Pékinois. Ils sont fous. Je suis sûr que c'est le directeur de publication qui m'a volé le diffuseur de parfum de mon bureau. Le rédacteur en chef (qui a un surnom de superhéros ridicule) m'a envoyé que de toute façon, si il ne publiait à la fac, il le ferait ailleurs. Mais je suis certain qu'ils ne connaissent pas le pot-aux-roses. Soit tranquille.
J'ai vu Hélène de l'UNEF aussi. Elle semblait complétement absente (et ses pupilles absynthe--je me remets à faire de la poésie tu vois) quand je lui ai montré la situation de son nouveau local. Elle a marmonné CEVU et CA et est partie sans même faire attention à la table basse. J'ai dû la conduire à Saint Luc. cette université marche sur la tête en ce moment.
Je pense à toi Sam,

Ton Clo
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ceci n'est qu'une partie infime des lettres interceptées. Il y en a à peu près 200 de ce genre. Nous en dévoilerons d'autres, car cela nous fait bien rire. Pour l'instant, les deux tourtereaux ne sont pas au courant de ceci. Mais on leur en fera profiter à un bon moment. (rapport de la police secrète des révolutionnaires de salon)

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"On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place de Clichy? Qui aurait pu prévoir avant d'entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes?" L.F. Céline, Voyage au bout de la nuit.
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Lun 7 Aoû - 17:13

Monster 9 : Chi-Woua-Woua!,

Partie 1, jour -7000 (soit 20 ans a peu pres)

Le petit Nikita a 3 ans, il est heureux, il vit dans le bonheur et a la campagne. Il fait des calins à son gros toutou, ils vivent une histoire passionnelle, ils se comprennent tellement bien.
Pourtant, quelque chose cloche depuis quelques jours. Son cher batard ne le regarde plus dans les yeux, il ne raconte plus ses folles virées dans la campagne, lorsqu'il s'échappe du jardin. Nikita est triste. Il faut qu'ils parlent.

Nikita : - Wouf wouwouwouf Wouaouf?
le Chien : - Wou wou wou
- WOUWOU AWOUAOUH!!
- Wou Wouwou Wouawouaf...
- WOU WOUUUUUUUU!
(NB : Nous emmerdons les non puristes, et ne proposerons pas de version doublée)

Tout était fini. Un chihuahua avait pris la place de Nikita. Il était triste. De rage et de dépit, il entreprit de déposer son petit frere dans le micro-onde, pour voir ce quii allait se passer...

Partie 2, jour -3


Un peu moins de 20 ans plus tard, Nikita a réussi à surmonter son traumatisme. Il vit sa vie d'étudiant et de rédacteur du Cri du Fennec comme si son coeur ne cachait pas une blessure secrete.
Pourtant, cette blessure secrete est sur le point de se rouvrir. Il ne le sait pas encore. Aujourd'hui, MJ a décidé de ne pas travailler sur son memoire, pour pouvoir faire une "virée shopping en amoureux". A un détour de la Part-Dieu, Nikita la perd de vue une seconde. Lorsqu'il réussit à la localiser, elle est entrain de caresser un yorkshire, dans un etat second ("oh qu'il est mignon le pepere, qu'il est mignon, o c'est un gros pepere ca o oui le mignon gros pepere").
Nikita hurle, prend son élan et ejecte le chien en le frappant avec une poussette qui passait par la. Puis il s'enfuit, tandis que le chien agonise parmi les eclats de la vitrine d'un magasin quelconque. Une femme pleure son bébé encastré dans sa poussette au fond de l'ascenceur.

Partie 3, jour -1


Nikita prend le tram à Vinatier, pour se rendre à la fac. Cette discussion avec sa psychologue l'a calmé. Riet a trouvé les mots justes. Il va se donner à fond dans le mouvement qui s'annonce, et cela lui redonnera sa joie de vivre.
Tout heureux, il entame son sandwich merguez-oignon-jambon-brocolis-Nutella. une merguez tombe et s'écrase sur son pied. Il n'a pas le temps de baisser les yeux avant qu'une douleur atroce lui trasperce le pied: un caniche nain lui a mordu le pied en voulant manger la merguez. C'est ça de porter des sandales.
Tout devient rouge autour de Nikita. Lorsqu'il se réveille, il est dans une cave. Du sang et des touffes de poils de couleurs diverses maculkent les murs. Il a recommencé. titubant, il remonte les escaliers, et se trouve en face d'une voiture en train de brûler. "Bonté divine, je suis aux minguettes en pleine nuit!". Comment nikita s'en sortira-t-il? Sera-t-il à Bron à temps pour voter le blocage? Nul ne sait comment il a fait, pas meme lui

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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Mer 9 Aoû - 16:09

Monster 10 Jeune et rebelle (jour 17)



Melissa arrive à sciences Po, pour suivre une journée de cours comme les autres: étude intensive de sa bibliographie pour le cours « Marie Claire de 1976 à aujourd'hui à la lumière de la mort de Rainier », petite révision dans le bus avant le contrôle. Melissa est sérieuse, elle a même lu plus que la bibliographie indicative qu'elle a reçu au début de l'année, en achetant avec MJ l'intégrale de « Jalouse » de la même période sur eBay. « après on la revendra, peut être même que certains deviendront collector entre temps » pense-t-elle tout en révisant. Autour d'elle, tout plein d'étudiants n'ont pas l'air aussi sérieux: des foulards s'apparentant à une éventuelle protection contre des gaz lacrymogènes, pas de sac de cours, pas de fiches cartonnées à la main, la décadence quoi. Ils parlent de blocage, de cars de CRS, de vers géants et de cadavres de caniches entreposés dans une déjà légendaire pièce cachée de la fac. Ils parlent aussi de fennecs qui ne sortiront jamais à plus de cinq si ils continuent à picoler autant, d'autant que le chef de la meute a autant d'autorité qu'un lapin de six semaines. Tout ceci est confus dans la tête de Melissa, qui ne comprend pas tout, perdue dans ses révisions.
Arrivée à la fac, elle trouve MJ, bandeau sur la tête, jean troué, T-Shirt pas assorti aux chaussures. « Indigne d'une élève de dernière année, je me demande des fois comment elle a réussi ses partiels » pense-t-elle, un peu dubitative.
Elle accourt vers MJ pour lui demander ce qui se passe, si tout va bien, pourquoi elle est sapée comme ca, l'appart a brûlé, Nikita t'a contaminé vestimentairement? Que se passe-t-il? Tu veux boire un café équitable pour parler?
MJ est à son tour dubitative, se demande pourquoi Melissa a l'air de s'inquiéter.
- « Mais t'es complètement out ou quoi, c'est la grève, la révolution, l'occupation, on est des oufs! »

Effectivement, après avoir regardé le dossier spécial « ton look de 68arde pour le printemps » de Jeune & Jolie, Melissa est rassurée. Après avoir vu la photo d'Helena Bonham Carter en punk par Christian Dior, la folie révolutionnaire commence à monter en elle. Il est temps de réunir les troupes de Sciences Po, leur dire que la veste de costard, les baskets adidas vintage et le jean, c'est fini, que le printemps sera révolutionnaire ou ne sera pas.

Deux jours plus tard, l'IEP, armé de fiches de lecture et des derniers nouveaux anciens habits vintage du Printemps, arrive en taxi pour soutenir les forces occupantes (on est plus au musée de la résistance, c'est bon quoi) de Bron. Pendant que les chauffeurs attendent à côté du camion de pizza qui fête sa millionième pizza vendue à un CRS depuis le début du mouvement, le gros des troupes, emmené par Melissa, arrive en gros renfort...
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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Dim 10 Sep - 12:15

Monster 11

J'vais rater l'numéro 6

Renaud Sechan/Captain Kolkhoze


Ça f'sait douze bières que j'menfilais
Faut dire qu'on était samedi soir
J'étais tranquillement écroulé
D'vant l'comité sur mon plumard
Y avait Marlène et les trostkystes
Qui m'racontait l'Afghanistan
Et l'CPE et les partisans
L'humour y connaissent pas
La révolution pour ces mecs-là
C'est d'effrayer l'prolo l'bourgeois
A coups d'OGM de patronnat
"Demain faites gaffe y va faire froid"
Et à part ça "eh bien ça va
S'y s'passe quelque chose on vous l'dira"

V'là Marx et Engels qu'entrent dans ma piaule
Qui m'disent qu'est-c'tu fais planté là
T'en as pas marre de ces marioles
T'en a pas marre d'leurs tronches de rats
L'leur réponds j'en ai rien à foutre
Mais j'veux pas rater mon numéro 6

Cette soirée s'annonçait super
J'me suis enfilé une bibine
Pour l'numéro un Pulitzer
Avec Riette et Laureline
J'avais pas bien lu manque de bol
C'est l'numéro un Ravachol
Avec une turluttte à Debord
Une main au cul à Vaneigheim
Si ça fait marrer la rédaction
Moi ça m'a carrément gonflé
S'en est fallu d'peu nom de nom
Qu'j'balance ma bière sur Sale Gosse
Mais vaut mieux rire de ces crevures
Que d'gaspiller d'la nourriture

V'là Lénine qu'entre dans ma piaule
Qui m'dit qu'est-c'tu fais planté là
T'en as pas marre de ces marioles
T'en a pas marre d'leurs tronches de rats
L'lui réponds j'en ai rien à foutre
Mais j'veux pas rater mon numéro 6

Après j'me suis j'té sur l'forum
Lire la Révolution de Salon
Ça fait frémir le populo
De voir tous ces diandians crados
Ces gamins pouilleux pleins de crasse
Faire l'apologie d'la révolution
Du désordre et d'la blague
"Y nous prennent vraiment pour des cons"

"Mais bientôt on s'ra Sarkozystes
Fini les manifs de crétins
On aura moins d'profs et plus de flics
Et même des CRS y'en a des bien
Y'en a un qu'a fait biologie
et même un quétait trotskyste

V'là Vaneigheim qu'entre dans ma piaule
Qui m'dit qu'est-c'tu fais planté là
T'en as pas marre de ces marioles
T'en a pas marre d'leurs tronches de rats
L'lui réponds j'en ai rien à foutre
Mais j'veux pas rater le numéro 6

Alors y'mdit au lieu d't'aliener
Avec ce journal à la con
T'vois pas qu'ta réunion est bordélisée
Va lui faire chauffer son biberon
Pi si c'est pas trop te d'mander
Faudra qu'tu sortes à temps c'putain d'canard
Grouille-toi sinon tu vas rater
L'article sur moi et le pétard
En arrivant dans la cuisine
J'me suis dit tiens un p'ti Ricard
Mais après mes quatorzes bibines
J'étais un p'tit peu dans l'coltard
J'ai lu le grand livre de Lénine
J'me suis vautré dans la caisse du chat
Et dans l'édito de mon fanzine
J'ai mis "la vie est dure" et "vive Babar"

La moralité d'cette chanson
Elle est super ah ouais je veux
C'est qu'les trotskystes c'est très dangereux
Et les CRS aussi un peu...




Putain gueule de bois... Le Rédac'chef se réveille. Un grand barbu disparaît dans la brume.

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MessageSujet: Re: le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER   Jeu 29 Mar - 18:46

Monster 12 - C'était le bon temps

Jour J plus cinq ans...

Rien ne va plus à lyon 2. Rien ne va plus nulle part, d'ailleurs...

Après presque quatre ans de présidence Bayrou, avec une majorité UMP-FN à l'assemblée, le campus de Bron est mal en point, ainsi que la plupart des autres facs de France et de Navarre. Privatisée, la fac n'a plus qu'une source de revenu : les visites touristiques. Eh oui, le site de Bron a été bloqué pendant presque un mois au printemps 2006, en ces temps primitifs où la police n'était pas équipée de tasers et de lances-roquettes. Des figurants faméliques et sous-payés errent dans les couloirs, tout en essayant d'être convaincants sur les barricades poussièreuses, installées un peu partout "pour faire plus vrai". Il reste tout de même des étudiants, des vrais. Et certains obtiennent même un diplôme. Les recalés sont condamnés à rester pour toujours ici, travaillant pour rembourser leurs droits d'inscriptions. Très peu vivent au delà de 30 ans.

Pourtant, malgré la terreur, la suppression de la liberté de la presse et le rétablissement de la peine de mort (pour les journalistes dissidents, les terroristes et les dealers), un certain journal contestataire dont nous tairons le nom existe encore en ces lieux dévastés.

Au fin fond des égouts qui font ressembler le sous-sol du campus à un gruyère, dans un local froid et humide, quelques jeunes continuent de produire Le Cri du Fennec. Ah, ils ne sont pas bien vaillants. De la légendaire équipe originale, il ne reste que kholkhoze, qui n'a pas revu le soleil depuis bientot trois ans, Sale Gosse, atteint de la maladie d'Alzheimer, du sida et d'un cancer du colon, et Fanch, étudiant ayant atteint le niveau désormais mythique du master deux, un des trois seuls en France cette année-là. Autour d'eux, quelques nouvelles recrues médusées contemplent les portraits des martyrs : Jean Jasmin, tombé lors du siège de Strasbourg, étouffé par une currywurst ; Ravachol, electrocuté par un clavier défectueux et désormais amputé des deux bras ; Nikita, dévoré vivnat par un chat lors d'un coma ethyllique ; MJ, exilée à Vladivostok ; zardoz, tué dans l'explosion d'un alambic clandestin... Il y en a bien d'autres, et Fanch profite des dernières minutes de l'impression du numéro 17 du journal pour énumérer leurs noms, et rendre hommage à leur mémoire.

Quelques minutes plus tard, un petit groupe sort du local. Ils chantent une dernière fois l'Internationale, embrassent le buste de Ségo La Grande, et partent differ le nouveau Cri du Fennec dans les bas-fonds de ce monde moribond, rêvant à des jours meilleurs, à des lendemains qui chantent, à l'espoir d'une vie meilleure.

Hélas, il est trop tard...

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le Cri du Fennec, the Movie, MONSTER
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